Publié dans Politique

Crise administrative - Des défaillances de facturation reconnues par la JIRAMA

Publié le mardi, 14 octobre 2025

La JIRAMA a récemment reconnu des perturbations dans la distribution des factures ainsi que dans le relevé des index auprès de certains abonnés. Selon sa page officielle sur les réseaux sociaux, certaines factures n’ont pas pu être acheminées à temps, et des relevés de consommation sont manquants dans certains cas. L’entreprise rassure que le service reviendra à la normale dans les meilleurs délais, et indique que des clients ont déjà reçu leurs factures. Face à ce dysfonctionnement, des options variées de règlement sont proposées : dans les agences locales, via le cash point « Jirakaiky », ou encore par paiement mobile.

En outre, les abonnés victimes de retard peuvent réaliser un autorelevé eux-mêmes via le numéro vert 547, via WhatsApp, depuis la page Facebook officielle, l’agence en ligne ou par email. Depuis avant-hier, les agences de la JIRAMA à Antananarivo et à Antsiranana sont ouvertes de 7 h 30 à 16h, tandis que dans les autres zones, les horaires habituels sont maintenus. Sur le plan économique, ce type de perturbation a des conséquences non négligeables. Pour une entreprise comme la JIRAMA, la distribution fiable des factures est cruciale pour assurer la trésorerie : tout retard de paiement ou incompréhension peut entraîner des retards de recettes, fragilisant davantage une structure déjà sous pression. En effet, la JIRAMA, historiquement déficitaire, peine à équilibrer ses coûts d’exploitation, la vétusté des infrastructures, et la couverture limitée du réseau.

Autorelevé

Par ailleurs, la JIRAMA a déjà adopté des canaux numériques de distribution de facture dont le courrier électronique et le téléchargement en ligne pour moderniser le système et limiter ces incidents. Par le passé, la facturation était fixée pour être distribuée avant le 10 de chaque mois, avec une date limite de paiement explicitée sur chaque facture. Un abonné d’Itaosy, témoigne : « Depuis deux mois, je n’ai pas reçu ma facture d’électricité, je ne sais même pas quoi régler. J’ai dû faire l’autorelevé via WhatsApp pour ne pas risquer d’être coupé ». Une commerçante des 67ha, ajoute :

« Nos petites entreprises dépendent d’un budget précis chaque mois. Si la facture arrive en retard ou mal chiffrée, cela perturbe tout notre plan de trésorerie. » Dans ce contexte, la modernisation des systèmes de facturation apparaît comme une nécessité économique plus qu’une simple amélioration de service. Une facturation dématérialisée, fiable, et un suivi numérique fluide contribueraient à restaurer la confiance des abonnés, à sécuriser les flux financiers de la JIRAMA, et à éviter des pertes liées aux impayés ou aux litiges. A terme, une gestion plus rigoureuse de la facturation peut renforcer la santé financière de l’entreprise publique, et par ricochet soutenir le secteur de l’énergie, clé du développement économique à Madagascar.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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